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Ciseaux électriques de couture : valent-ils le coup ?

Par , qui lit les notices pour ne pas t'obliger à le faire · page publiée le

la réponse d’abord, le détail ensuite

Des ciseaux électriques de couture coupent le tissu avec une lame motorisée, le plus souvent ronde.

Les petits modèles à piles ou à batterie annoncent 3 à 8 millimètres, certains modèles à lame de 70 mm jusqu'à 25, les plus gros modèles d'atelier 35 à 50. Ils soulagent la main sur les grandes coupes, mais restent moins précis qu'une paire dans les angles et les petites pièces.

Colette tient des ciseaux électriques sans fil, poignée en pistolet et petite lame ronde

Sur la plupart des ciseaux électriques, la lame est ronde et tourne pendant que tu pousses l’appareil le long du tracé. La main guide, le moteur coupe.

C’est ce qui intéresse celle qui coupe beaucoup de tissu et finit la séance avec le poignet douloureux. Reste à peser ce confort contre son prix et contre ce qu’on perd en précision.

Ce que coupe un ciseau électrique

Sur l’Emery EC-360, un modèle lourd vendu en mercerie, la lame fait 60 millimètres et tourne à 1 200 tours par minute.

L’épaisseur annoncée va de 3 millimètres à 5 centimètres, selon le diamètre de la lame. J’ai repris les fiches des fabricants et des merceries spécialisées, modèle par modèle.

Modèle Alimentation Épaisseur annoncée Poids
Easycut (Eurodem), à piles 2 piles AA de 1,5 V 3 mm, tissus, cuirs et similis non annoncé
Shall 4 V batterie 4 V 6 mm, carton compris 0,4 kg
WBT-1 batterie 3,6 V 8 mm de tissu, 3 mm de cuir non annoncé
Rasor Nera Pro batterie 3,7 V 9 mm 580 g
VLOXO, lame de 70 mm batterie 2 000 mAh 25 mm non annoncé
Emery EC-360, lame de 60 mm batterie 9,6 V 13 mm 1,15 kg
Rasor SW100 non relevée 35 mm non relevé
Rasor SW12, lame de 120 mm non relevée 50 mm non relevé

La liste des matières est longue : l’Easycut cite le coton, le jersey, le lin, la soie, la polaire, la toile cirée et le jean. Il la termine par les cuirs, les similis et les peaux, toujours sous 3 millimètres.

L’épaisseur change avec la matière, et le chiffre le plus haut vaut pour la plus tendre. Le WBT-1 annonce 15 mm sur l’éponge et le feutre, 8 mm sur un tissu de vêtement, et moins de 3 mm sur le cuir.

Batterie, piles ou secteur ?

Pour la couture à la maison, c’est un modèle sans fil. Les modèles grand public se rechargent entre deux séances, et le WBT-1 annonce une charge complète en 60 minutes.

Les piles de l’Easycut évitent l’attente de la recharge, au prix de piles à racheter.

Les ciseaux sur secteur visent l’atelier de confection. Le vendeur qui se présente comme distributeur officiel de Rasor en France les destine à un usage intensif et aux matériaux épais, avec une puissance constante.

Entre les deux, certains modèles d’atelier sans fil sont livrés avec deux batteries. Le Rasor Nera Pro en compte deux, pour couper avec l’une pendant que l’autre charge.

Les limites de la lame ronde

Elle suit bien une ligne droite ou une courbe douce. Elle perd dans les angles serrés et les petits détails, là où une paire se manœuvre pointe par pointe.

Le gain se mesure sur les longues coupes. Pour une encoche ou un angle de col, la paire manuelle reprend la main.

Côté sécurité, plusieurs fabricants imposent deux gestes pour démarrer. Sur le Shall, le bouton de verrouillage et l’interrupteur s’enfoncent en même temps, sinon l’appareil ne tourne pas.

Pour qui valent-ils le prix ?

Pour celle qui coupe beaucoup, en grandes pièces, avec un poignet qui proteste, ils valent le prix. Le moteur fait le travail de fermeture que la main répète à chaque coup de ciseaux.

Le fabricant de l’Easycut le présente pour le canal carpien, l’arthrose, l’arthrite et la tendinite. C’est sa promesse commerciale : je n’ai lu aucune étude qui compare la charge sur le poignet avec celle d’une paire manuelle.

Le poids compte aussi. Le Shall pèse 0,4 kg, l’Emery EC-360 près de trois fois plus, et c’est la main qui le porte pendant toute la coupe.

Pour une couture de temps en temps, en petites pièces et sans douleur, ils ne valent pas la dépense. Pour un sac ou une trousse, l’appareil sort peu de sa boîte, et le cutter fait mieux sur des carrés de patchwork.

Ciseaux électriques ou cutter rotatif ?

Les deux ont une lame ronde, mais pas le même geste. Un cutter rotatif guidé par sa règle coupe des droites nettes, posé sur un tapis de découpe.

Le ciseau électrique suit un tracé, droit ou en courbe, comme une paire.

Pour des coupes droites à la cote, le cutter et sa règle gardent l’avantage. C’est le cas des bandes de patchwork toutes à la même largeur, où la règle fixe la cote mieux qu’un tracé.

Pour un patron aux arrondis, découpé sur plusieurs mètres de tissu, l’électrique suit le tracé sans règle.

Quels ciseaux électriques acheter ?

Les modèles grand public se trouvent d’une vingtaine à plus d’une centaine d’euros sur Amazon. Les modèles d’atelier, Rasor ou Emery, se vendent chez les fournisseurs d’atelier et se comptent en centaines d’euros.

Pour ménager le poignet sur quelques couches, le Shall est vendu pour le tissu, pèse 0,4 kg, coupe 6 mm et annonce 25 à 30 minutes d’autonomie : Shall 4 V à 33,99 €.

Pour un gros volume de coupe, le VLOXO à lame de 70 mm annonce 25 mm et livre une batterie de rechange, pour couper sans attendre la recharge. Il est vendu par PeLife, un vendeur tiers, avec une garantie de 12 mois, et son poids n’est pas annoncé : VLOXO lame 70 mm à 129,99 €.

Quel est le meilleur ciseau ?

Pour la plupart des couturières, une paire manuelle bien choisie, avant tout appareil. La paire de 21 à 23 centimètres qui sert au tissu fait l’essentiel du travail.

L’électrique arrive en second, quand le volume de coupe ou le poignet le demandent. Et si tu vises plutôt une belle paire, ce qui distingue une paire professionnelle tient à l’acier et à la fabrication, pas au mot sur l’étiquette.

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