Une règle à tracer se reconnaît à sa transparence : on voit le tissu à travers, donc on aligne la mesure sur le trait au lieu de la deviner.
Quelles sont les différentes règles de couture ?
Chaque famille de règles répond à un geste précis, et c’est ce geste qui décide de l’achat.
| Règle | Ce qu’elle fait | À prendre en premier ? |
|---|---|---|
| Mètre ruban | mesurer le corps, une longueur de tissu | oui |
| Règle de patchwork, transparente et quadrillée | tracer une marge, une ligne droite, un angle droit | oui |
| Règle japonaise | tracer une ligne longue, suivre une courbe douce si elle est souple | en second |
| Règle d’ourlet | replier et repasser un ourlet à la bonne hauteur | si tu fais beaucoup d’ourlets |
| Équerre ou règle tailleur | tracer un angle à 90° | non, la règle quadrillée le fait |
| Pistolet ou règle à courbes | tracer une encolure, une emmanchure | seulement pour modifier un patron |
| Réglet en métal | une mesure courte et précise | non |
| Règle d’un mètre | mesurer et marquer une grande longueur de tissu | non |
Le mètre ruban, pour mesurer
Le mètre ruban est souple, c’est ce qui lui permet de faire le tour d’une taille ou d’une poitrine. Le modèle de mensuration de Prym fait 150 cm de long.
Sa souplesse le rend mauvais pour tracer. Posé à plat, il ondule, et le trait suit l’ondulation.
La règle japonaise et la règle de patchwork, pour tracer
La règle japonaise est une règle transparente et longue, de 30 ou 50 cm, graduée des deux côtés. Elle sert au patronage et à l’ajout des marges de couture.
Certaines sont souples, comme la 50 cm de la marque MT, qui suit une courbe douce.
La règle de patchwork est plus large et rigide, quadrillée sur toute sa surface. Le format courant fait 60 sur 15 cm, gradué tous les centimètres dans les deux sens.
Le quadrillage sert d’équerre : une ligne posée sur le bord du tissu donne un angle droit sans autre outil. C’est aussi la règle qui guide la lame ronde d’un cutter sur le tapis.
La règle d’ourlet, pour repasser
La règle d’ourlet est plate, et les modèles en métal ou en résine thermorésistante supportent le fer. On replie le tissu par-dessus jusqu’au repère choisi, puis on repasse sans épingler.
La règle à ourlets en métal de Prym marque des hauteurs d’ourlet de 1 à 6 cm et un angle de 90°. Elle sert aussi à tracer des marges sur un gabarit de coupe.
Sa version transparente, en résine résistante à la chaleur, fait 30 sur 10 cm. Elle a un long bord droit et un long bord arrondi, pour l’ourlet droit comme pour l’ourlet courbe.
L’équerre, le pistolet et le réglet
L’équerre, aussi appelée règle tailleur, trace un angle à 90°. Une règle quadrillée fait le même travail, d’où le « non » du tableau.
Le pistolet, ou règle perroquet, est incurvé pour reproduire les courbes du corps : encolure, emmanchure, hanche. Il existe en jeu de trois, le petit pour les courbes serrées, le grand pour les côtés.
Il sert surtout si tu dessines ou modifies un patron. Pour un patron suivi tel quel, la courbe est déjà tracée.
Le réglet est une règle fine en métal, faite pour les mesures courtes. Son avantage tient au métal, qui ne se déforme pas avec le temps.
La règle d’un mètre, plate et souvent en bois, sert à mesurer et marquer une grande longueur de tissu.
Quelle est la meilleure règle de couture ?
Pour débuter, prends une règle de patchwork transparente de 60 sur 15 cm. Rigide et quadrillée partout, elle trace les marges droites et les angles droits, et elle guide la lame d’un cutter rotatif.
Dans l’équipement de départ de Mondial Tissus, trois outils : la règle de patchwork, le mètre ruban et la règle japonaise de 50 cm. La japonaise y est réservée aux tracés longs et précis, la patchwork y est dite polyvalente.
La japonaise vient donc en second, surtout souple, le jour où il faut suivre une courbe douce.
La règle d’ourlet et le pistolet viennent après, selon tes projets.
En centimètres ou en pouces ?
Prends une règle graduée en centimètres, comme les marges de tes patrons. La règle Omnigrid de Prym existe en deux versions, échelle métrique ou en pouces, et la fiche le précise.
Une règle en pouces t’oblige à convertir chaque marge au moment de tracer. C’est là que l’erreur se glisse.
Tracer une marge à la règle
C’est le geste qui sert le plus. Quand le patron n’inclut pas les marges, on les ajoute sur le papier, avant de découper la pièce, le long des seuls bords du patron qui seront cousus.
- Pose la règle sur la pièce de papier, presque entière sur la pièce, son bord long dépassant à l’extérieur.
- Aligne la ligne de couture du patron sous le repère de la marge, par exemple la ligne du 1 cm si ton patron demande 1 cm. La transparence te laisse voir les deux traits l’un sur l’autre.
- Trace le long du bord extérieur de la règle, puis fais-la glisser et recommence en gardant le repère sur la ligne.
- Sur une courbe, avance par petits segments et relie les points, ou prends une règle japonaise souple.
- Laisse sans marge un bord posé au pli du tissu : il n’est pas cousu.
La règle multifonction de Bohin porte des repères de 0,5 et 1 cm tout autour. Elle trace donc une marge régulière, même sur une courbe.
Pour l’ourlet, la règle d’ourlet remplace le traçage : posée à plat sur l’envers du tissu, elle reste prise dans le pli pendant que le fer passe. Les différentes façons de finir un bas de vêtement partent toutes de ce premier pli repassé.
Quels outils indispensables à côté des règles ?
Les règles ne sont qu’une partie du petit matériel. Ciseaux, épingles, craie et découseur complètent la boîte, et l’inventaire complet du matériel de départ les range par usage.
Quelles notions de base en couture ?
Trois mots reviennent dès qu’on sort une règle.
La marge de couture est la bande de tissu entre la ligne de couture et le bord coupé. À la machine, le bord du tissu suit le repère gravé de la plaque à aiguille.
Le droit fil est le sens de la longueur du tissu, celui dans lequel se posent les pièces du patron. L’ourlet est le bord replié et cousu qui finit un vêtement.
Le reste s’apprend en cousant : le guide pour démarrer la couture reprend ces mots avec les premiers gestes.

