Le nom Juki arrive souvent en dernier, une fois Singer et Brother déjà comparés. Sur les surjeteuses, la marque japonaise vise plus haut que l’entrée de gamme.
J’ai repris les fiches d’un distributeur officiel et de deux revendeurs spécialisés, plus le catalogue amazon.fr.
Comme toute surjeteuse, elle coupe, assemble et surfile un bord en une seule passe. Elle ne remplace pas une machine à coudre, elle la complète.
Le relevé du 23 septembre 2026 tient en deux références chez les revendeurs spécialisés Juki, la MO-654DEN et la MO-734DEN.
Deux modèles pour la maison
La gamme complète compte huit références chez ce distributeur, recouvreuses, combinés et machines à enfilage à air compris. Deux seulement visent un usage domestique classique, sans accessoire ni fonction en plus du surjet.
La MO-654DEN se classe en milieu de gamme, et la MO-734DEN un cran au-dessus, avec un enfile-aiguille automatique que l’autre n’a pas.
Le tableau des deux modèles
Prix, enfilage et garantie ne bougent pas ensemble d’un modèle à l’autre.
| Modèle | Enfilage de l’aiguille | Garantie | Ce qui la distingue |
|---|---|---|---|
| AmazonJuki MO-654DE ↗579,00 € | à la main, guides à code couleur | 2 ans électrique, 5 ans mécanique | châssis métal, différentiel chiffré, bac à déchets en option |
| AmazonJuki MO-734DE ↗999,00 € | automatique | 5 ans électrique et mécanique, 1 an en usage professionnel | bac à déchets inclus, couteau inférieur réglable |
Prix relevés le 23 septembre 2026 chez un distributeur officiel et un revendeur spécialisé. Ils bougent d’un marchand à l’autre, et surtout autour de novembre.
La MO-734DEN vient avec un convertisseur 2 fils, une housse et une notice en français, en plus du bac à déchets. Les aiguilles suivent le système 130/705H, le standard des machines familiales, toutes marques confondues.
Ces deux modèles tournent en 2, 3 ou 4 fils, et le 4 fils vide vite une petite bobine de mercerie : mieux vaut prévoir des cônes dès l’achat.
Quelle est la surjeteuse la plus facile à utiliser ?
Sur la MO-654DEN, chaque fil se glisse à la main dans des guides à code couleur. Sur la MO-734DEN, l’aiguille s’enfile seule, une pièce en moins à batailler.
Aucune des deux n’a de bras libre. Pour un ourlet de manche ou de jambe en rond, il faudra une autre machine, malgré le prix plus élevé de la 734DEN.
Un différentiel qui se règle en chiffres
La fiche de la MO-654DEN donne un chiffre précis pour le réglage qui évite qu’un jersey fronce ou ondule sous l’aiguille : de 0,7 à 2,0.
Sur la MO-734DEN, le réglage reste annoncé sans cette échelle, à régler à l’oreille et à l’œil comme sur la plupart des surjeteuses.
Garantie et avis, ce qu’on en sait
La MO-654DEN tient deux ans sur l’électrique et cinq ans sur le mécanique, annoncés par plusieurs revendeurs spécialisés. La MO-734DEN va plus loin, cinq ans sur les deux, sauf en usage professionnel où la durée retombe à un an.
Sur la fiche d’un revendeur spécialisé, cinquante et un avis de clientes se recoupent surtout sur un point : le bac à déchets absent de série surprend à la livraison. Certaines s’en passent avec un simple couvercle glissé sous la machine, d’autres le commandent aussitôt en option.
Sur Amazon, la MO-654DE réunissait 4,6 sur plus d’un millier d’avis au dernier relevé, la meilleure note parmi les surjeteuses de cette page.
Quels sont les avis sur Juki ?
Plutôt tranchés sur un seul point, le bac à déchets, et unanimes sur le reste : couture propre, différentiel qui tient sa promesse sur le jersey, machine stable et peu bruyante.
Juki face à Singer et Brother
L’entrée de gamme Singer ne confirme pas le différentiel sur sa propre fiche, à un prix proche de la MO-654DEN. Les surjeteuses Brother l’annoncent dès leur premier prix, nettement plus bas.
Le prix de la MO-654DEN dépasse largement celui de ces deux entrées de gamme. Ce qu’elle ajoute, c’est un châssis en métal annoncé sur toute la gamme Juki, à la place d’une coque en plastique.
Pfaff occupe un segment de prix proche, différentiel réglable compris dès son premier modèle.
Quelle est la meilleure marque de surjeteuse ?
Aucune ne l’emporte sur toute la gamme. Le budget et l’usage tranchent presque toujours avant le nom sur le capot.
Le marché de l’occasion
Les annonces d’occasion consultées le 23 septembre 2026 tournaient autour de 430 à 580 euros pour une MO-654DEN, selon l’état et les accessoires inclus. Une seule petite annonce ne fixe jamais un prix de marché.
Le marché va large au-delà de ce modèle : une semi-professionnelle autour de 1 250 euros, une industrielle montée sur table au-delà de 1 900 euros. Rien à voir avec un usage à la maison, et ces chiffres d’occasion bougent plus vite que ceux du tableau du neuf.
Et pour un usage plus complet ?
Un cran plus loin, la Juki MO-735 fait aussi office de recouvreuse, l’ourlet plat des tee-shirts en plus du surjet. Compte environ 1 219,00 € pour les deux métiers dans une seule machine.
Au sommet de la gamme, la MO-3500 Sumato enfile les boucleurs à l’air comprimé plutôt qu’à la main, relevée à 2 419 euros chez le même distributeur. C’est le prix de ce confort d’enfilage, pas d’une machine plus solide que la MO-734DEN.
Est-ce qu’une surjeteuse remplace une machine à coudre ?
Non, jamais. Elle ne fait ni boutonnière, ni fermeture éclair, ni couture ouverte au fer, quelle que soit la marque.
Pour choisir, direction le comparatif
Le comparatif entre marques classe la Juki MO-654DE face à une Brother et une Singer, sur le même usage intensif. Le budget tranche presque toujours avant la marque.
Pour un besoin immédiat et un budget serré, ce que Lidl vend parfois pour beaucoup moins coûte une fraction du prix d’une Juki, le temps d’une opération en supermarché.

