K-Way est une marque de coupe-vent, et le mot a fini par désigner la veste elle-même. Pour une fermeture qui casse, la différence compte.
Pendant deux ans, la veste est garantie par celui qui te l’a vendue : K-Way si tu l’as achetée sur son site, le magasin sinon. Une fermeture « type K-Way » achetée en mercerie n’est pas la pièce d’origine : c’est une spirale générique vendue pour ce genre de vêtement.
Avant de découdre quoi que ce soit, deux questions trient tout : l’âge de la veste, et la pièce qui a lâché. J’ai repris les conditions de vente de K-Way, ses fiches produit et les grilles des ateliers qui réparent le vêtement technique.
Ta veste a moins de deux ans ?
Alors la première démarche n’est pas la couture. Sur k-way.fr, les conditions de vente appliquent la garantie légale de conformité, à demander dans les deux ans qui suivent la livraison.
La demande passe par le formulaire de contact du service client. La marque examine la veste, puis le client choisit entre la réparation et le remplacement par un modèle identique, s’il est en stock.
Tout ne rentre pas dans cette garantie. Les conditions excluent l’accident, la négligence, le lavage, le défaut d’entretien et l’usure normale.
Une fermeture qui se rouvre au bout de trois mois se discute. Un curseur arraché dans une portière, beaucoup moins.
Si ta K-Way vient d’un autre magasin, c’est lui qui te doit cette garantie : la loi la met à la charge du vendeur professionnel, pas du fabricant.
Hors garantie, qui répare ?
Sur son site, K-Way ne présente pas d’atelier de réparation payant. Sa page Bonus Réparation montre seulement l’affiche de Refashion, qui renvoie vers les réparateurs labellisés.
Les deux ateliers ci-dessous commencent par le même contrôle : le curseur. Quand la maille est intacte, c’est lui qu’on change, et la veste repart sans découdre.
Le test se fait au doigt, le long de la maille : une dent cassée accroche. Si rien n’accroche, remettre en route un curseur qui a sauté tient en quelques minutes chez toi.
Deux ateliers spécialisés dans le vêtement technique publient leurs prix.
| Réparation | Les Réparables | Goodloop |
|---|---|---|
| Curseur seul | 10 € | à partir de 12,90 € |
| Zip entier, veste | 50 à 80 € | 79,90 € pour un zip étanche, 69,90 € pour un standard |
| Zip de poche | non chiffré | 41,90 € |
Chez Les Réparables, labellisé, le bonus réparation de Refashion retire 8 à 15 euros. Goodloop pose des zips YKK et colle des bandes étanches sur les coutures du zip neuf.
Une retoucheuse de quartier change aussi un zip de blouson en tissu, pour moins cher qu’un atelier technique ; un cordonnier le fait surtout sur le cuir. Le prix d’une fermeture changée par une couturière dépend d’abord de la longueur du zip.
Quelle fermeture sur un coupe-vent ?
La Claude, le modèle emblématique, s’ouvre sur toute sa hauteur. Sa fermeture est donc séparable : les deux côtés se détachent quand on l’ouvre à fond.
Pour le reste, K-Way ne publie ni le numéro ni la matière de ses zips. Ses fiches disent « fermeture éclair » et « deux poches zippées », rien de plus.
Les fermetures vendues « type K-Way » en mercerie sont des spirales en nylon, séparables, en n° 7.
Des séparables en n° 5 vendues pour anoraks existent aussi, et la page des fermetures conseille du n° 4 ou 5 pour une veste légère : c’est la mesure qui tranche.
Pour une veste de pluie, la plus solide n’est pas en métal : spirale et moulée encaissent mieux les intempéries.
Le numéro donne à peu près la largeur de la maille fermée, en millimètres, comme sur n’importe quelle étiquette de fermeture.
On les trouve en 80 centimètres, ou en 110 avec deux curseurs qui s’ouvrent aussi par le bas.
Une séparable se raccourcit par le haut, jamais par le bas où se trouve le boîtier. Il faut alors refaire un arrêt sur chaque ruban, séparément : un arrêt qui prend les deux rubans empêche le zip de s’ouvrir.
Rien ne garantit que ta veste porte un n° 7. Avant de commander, pose un réglet sur la maille fermée, jamais sur le ruban, et compare cette mesure aux tailles de curseur.
Le même relevé sert si tu achètes un curseur seul, vendu à l’unité dans les tiroirs de fermetures d’une mercerie.
Coudre un zip sur un tissu enduit
La Claude est taillée dans un nylon ripstop annoncé à 10 000 millimètres de colonne d’eau, avec des coutures intérieures thermosoudées. Ce chiffre dit la pression d’eau que le tissu supporte avant de laisser passer.
Chaque passage d’aiguille perce l’enduction. C’est tout le problème du zip neuf : une piqûre de 80 centimètres, c’est des centaines de petits trous le long du devant.
Trois réglages limitent les dégâts, et chacun a sa raison.
- Une aiguille Microtex en 70 ou 80. Sa pointe fine fait des trous petits et nets dans un tissu serré.
- Un point de 3 à 3,5 millimètres. Plus le point est long, moins il y a de trous sur la même longueur.
- Un pied en téflon ou à rouleau. L’enduit accroche sous un pied métal, et le tissu avance mal.
La pose n’est pas celle d’une jupe : sur un coupe-vent, il n’y a pas de couture à centrer.
Chaque ruban du zip séparable se pique sur son propre devant, à la place de l’ancien. Piquer près des dents sans les toucher se fait comme pour toute piqûre de fermeture.
Reste l’étanchéité. Un produit liquide pour coutures, passé sur l’envers une fois les piqûres faites, bouche les trous d’aiguille.
Une déchirure, un logo qui se décolle
Un accroc dans le nylon se recoud mal : chaque point ajoute un trou autour du trou, et chacun laisse passer l’eau. Un patch évite d’en faire.
La réparation courante est un patch autocollant pour tissu technique, posé sur une zone nettoyée à l’alcool. Il déborde d’environ 1,25 centimètre, coins arrondis pour qu’ils ne se relèvent pas.
Le logo de la Claude est annoncé imprimé. K-Way ne publie aucune méthode pour le recoller, et je n’en ai pas trouvé de fiable pour un imprimé sur nylon enduit.
Dans les deux ans, c’est donc une question pour la garantie.

